Profil · Dirigeant de PME / TPE

Dirigeant : votre société et votre foyer ne sont pas deux sujets distincts.

Trésorerie qui dort sur le compte courant, arbitrage salaire / dividendes refait chaque année sans analyse approfondie, prévoyance personnelle calibrée pour un revenu d'il y a sept ans, mutuelle collective signée par défaut, cession remise à plus tard : ces sujets se traitent ensemble, faute de quoi les décisions prises dans l'un contredisent celles prises dans l'autre. Cette page vous montre comment nous Reprenons un dossier de dirigeant — en travaillant avec votre expert-comptable et votre notaire, jamais à leur place.

Trois enveloppesla trésorerie excédentaire se segmente selon l'horizon d'usage : court, moyen, long terme
Salaire / dividendesl'arbitrage dépend de votre TMI, de votre statut social, et de la trajectoire retraite — pas d'une règle fixe
2 à 5 ansle délai utile pour préparer une cession sans la subir fiscalement

Un cas que nous rencontrons fréquemment.

Vous dirigez une PME rentable. Le compte courant de la société porte 400 000 € qui ne servent ni au BFR ni à un projet identifié — conservés par précaution. Vous vous versez un salaire raisonnable et des dividendes en fin d'exercice, sur la recommandation de votre comptable, sans avoir chiffré précisément l'alternative. Votre prévoyance personnelle date de la création de la société. Vous savez qu'il faudrait un jour préparer la cession, mais ce n'est pas urgent puisque rien n'est à vendre. Puis un acheteur potentiel se manifeste — ou un problème de santé survient — et tout devient urgent simultanément.

Notre travail consiste à anticiper ces moments deux à cinq ans à l'avance, et à tenir en parallèle deux bilans : celui de votre société et celui de votre foyer. Une décision sur l'un produit toujours un effet sur l'autre.

Les leviers que nous activons à vos côtés

1. La trésorerie d'entreprise, segmentée par horizon

Avant d'investir le moindre euro, nous définissons trois enveloppes. Le BFR et trois à six mois de charges restent en disponibilité immédiate (compte courant, livret professionnel). Une enveloppe court terme (six à dix-huit mois) est orientée vers des comptes à terme ou des OPCVM monétaires : sécurisée, rémunérée, mobilisable rapidement. Une poche moyen / long terme (deux à dix ans) peut être investie dans un contrat de capitalisation personne morale, fiscalisé à l'IS mais bien plus performant qu'un compte courant à 0 %, ou dans des SCPI à l'IS pour les excédents structurels. Cette segmentation est la mesure la plus rentable que nous mettons en place chez les dirigeants — souvent plusieurs dizaines de milliers d'euros par an, sans augmentation du risque.

2. L'arbitrage rémunération : salaire, dividendes, retraite, holding

L'équilibre salaire / dividendes ne se calcule pas en pourcentage. Il dépend de votre TMI personnelle, de votre PASS, de votre trajectoire retraite, des besoins du foyer et du statut social (assimilé salarié vs TNS). Le PER d'entreprise (PERO ou PER collectif) permet d'orienter une partie du résultat vers votre retraite, déductible de l'IS. L'épargne salariale et l'intéressement, exonérés de charges sociales dans certaines limites, deviennent intéressants dès que vous avez des salariés. La holding patrimoniale, bien construite, constitue un outil puissant pour préparer la cession et la transmission. Nous chiffrons votre arbitrage chaque année avec votre expert-comptable.

3. La prévoyance dirigeant, calibrée sur le revenu réel

Pour un dirigeant assimilé salarié (gérant minoritaire de SARL, président de SAS), la couverture obligatoire est plus large que celle d'un TNS, mais elle plafonne souvent en deçà du revenu réel. Pour un dirigeant TNS (gérant majoritaire), le sous-dimensionnement est encore plus marqué. Nous Reprenons garantie par garantie : indemnités journalières, rente d'invalidité, capital décès, rente de conjoint, rente d'éducation. Nous ajoutons systématiquement un contrat « frais généraux » pour la société, afin que les charges fixes ne pèsent pas sur la trésorerie pendant un arrêt prolongé.

4. La protection collective : mutuelle, prévoyance, retraite

Mutuelle obligatoire (ANI), prévoyance collective, retraite supplémentaire, épargne salariale : ces dispositifs ne sont pas qu'une obligation légale, ce sont des outils de fidélisation et d'optimisation fiscale. Bien calibrés, avec les bonnes catégories objectives et un partenariat solide, ils représentent un investissement dont le retour, en lisibilité et en attractivité, dépasse généralement leur coût employeur. Nous mettons en place ou auditons ces dispositifs en lien avec votre responsable RH ou votre cabinet social.

5. La cession : préparer, pas subir

Une cession non préparée peut coûter plusieurs centaines de milliers d'euros en fiscalité évitable. Préparer signifie : valoriser sérieusement la société, anticiper l'apport-cession (article 150-0 B ter du CGI, qui permet de différer l'imposition de la plus-value en réinvestissant via une holding), activer le pacte Dutreil pour la transmission familiale (abattement de 75 % sur la valeur transmise), utiliser l'abattement dirigeant retraite, organiser des donations préalables. Tout cela se met en place deux à cinq ans avant la cession, non le jour où vous recevez la lettre d'intention. Lorsqu'un repreneur se présente et qu'il faut signer dans trois mois, les marges de manœuvre sont considérablement réduites.

6. Le financement et les garanties personnelles

Crédit professionnel, crédit patrimonial, ligne de trésorerie : autant de leviers à comparer en mettant en regard les garanties demandées. Une caution personnelle de 200 000 € sur un crédit professionnel engage votre patrimoine personnel ; nous examinons systématiquement comment l'encadrer (durée, plafond, conditions de levée), et si l'assurance emprunteur peut absorber une partie du risque.

Le piège classique : la vision fragmentée.

Un comptable pour la rémunération, un assureur pour la prévoyance, un banquier pour la trésorerie, un avocat pour la cession, un notaire pour la transmission. Aucun ne dispose de la vision d'ensemble — et les conseils, pris isolément, peuvent se neutraliser. Notre rôle de CGP indépendant consiste précisément à relier ces décisions et à chiffrer chaque arbitrage sur ses effets croisés : impôt, charges, retraite, transmission, valorisation. Nous ne remplaçons aucun de vos partenaires — nous coordonnons.

Vos questions, nos réponses

Votre questionNotre lecture
400 000 € sur le compte courant — combien placer ?BFR + 3 à 6 mois de charges restent en disponibilité. Le surplus se segmente : enveloppe court terme (CAT, monétaire) pour 12 à 18 mois, enveloppe moyen-long terme (capitalisation PM) au-delà. Les SCPI à l'IS prennent le relais sur les excédents structurels.
Salaire ou dividendes — quelle règle ?Aucune règle universelle. À chiffrer chaque année selon votre TMI, vos besoins, votre PASS, et l'effet sur les droits retraite. Le bon arbitrage maximise le revenu net cumulé sur 10 ans, non l'impôt évité la première année.
PER d'entreprise ou PER individuel ?Les deux. Le PER d'entreprise capte l'abondement employeur, l'intéressement et la participation. Le PER individuel reste votre outil personnel de défiscalisation, alimenté hors entreprise.
Apport-cession 150-0 B ter, c'est pour qui ?Pour tout dirigeant qui anticipe une cession et souhaite différer l'IR sur la plus-value en réinvestissant via une holding. À condition de respecter le réinvestissement de 60 % minimum dans des activités éligibles dans les deux ans.
Pacte Dutreil, à quel moment ?Dès qu'une transmission familiale est envisagée. L'engagement collectif de conservation se prend deux ans avant. Bien construit, il abat 75 % de la valeur transmise — un effet majeur sur les droits de donation ou de succession.

Comment nous travaillons avec vous

Premier rendez-vous, en visio ou à votre bureau, sans engagement. Nous écoutons votre activité, votre stratégie, vos projets. Si une mission est pertinente, nous lançons un audit complet : société (bilan, comptes, contrats collectifs, trésorerie, prévoyance professionnelle), foyer (revenus, contrats personnels, régime matrimonial, transmission). Le rapport patrimonial vous est remis sous quatre à six semaines, et nous le travaillons avec votre expert-comptable et votre notaire selon les sujets. Mise en place ensuite, avec un suivi annuel inclus pour reprendre les arbitrages à chaque exercice.

Notre engagement. Nous travaillons avec vos partenaires actuels (expert-comptable, notaire, banquier, avocat) plutôt que de les remplacer. La valeur d'un CGP indépendant réside précisément dans la coordination — non dans la concurrence avec ce qui existe déjà.
Pourquoi nous faire confiance

Un interlocuteur unique pour votre société et votre foyer.

Nous sommes un cabinet de conseil en gestion de patrimoine 100 % indépendant. Pas de produits imposés, pas d'objectifs commerciaux. Votre situation — société et foyer — est analysée d'un bloc, avec votre expert-comptable et votre notaire, jamais à leur place. ORIAS n° 25004202, vérifiable sur orias.fr.

RJ Patrimoine — courtier en assurances et IOBSP, ORIAS n° 25004202. Le cabinet n'est pas conseiller en investissements financiers (non-CIF). Les éléments présentés ne constituent ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement.