Profil · Salarié cadre

Vous gagnez bien votre vie. La vraie question, c'est combien vous en conservez.

Tranche à 30 ou 41 %, assurance-vie ouverte il y a dix ans dont vous ne savez plus que penser, PER d'entreprise abondé, projet d'achat ou de locatif, et le sentiment diffus que votre épargne pourrait être mieux employée. Cette page vous explique, étape par étape, comment nous Reprenons une situation comme la vôtre — sans jargon, sans accumulation de produits, et toujours dans l'ordre qui sert votre intérêt.

30 % – 41 %votre tranche marginale d'imposition décide de presque tout
10 %du revenu net imposable, c'est votre plafond annuel de versement déductible sur un PER, reportable trois ans
Avant 50 ansla fenêtre la plus efficace pour ouvrir, alimenter et laisser fructifier sans précipitation

Un exemple pour illustrer notre approche.

Sophie, 42 ans, directrice marketing dans un groupe coté, gagne 95 000 € bruts par an. Elle paie environ 18 000 € d'impôt sur le revenu. Elle a ouvert une assurance-vie chez son banquier en 2010, allouée à 80 % en fonds en euros, qu'elle alimente de 200 € par mois sans véritable pilotage. Son entreprise lui propose un PER collectif abondé qu'elle utilise de manière sous-optimale. Elle hésite entre acheter sa résidence principale, investir en locatif et préparer sa retraite. Elle ne sait pas par où commencer.

Cette situation est fréquente dans nos dossiers. Voici comment nous aurions procédé avec elle, étape par étape.

Les leviers que nous activons à vos côtés

1. Le PER individuel, mais seulement lorsqu'il produit un gain net

Le Plan d'Épargne Retraite individuel permet de déduire vos versements de votre revenu imposable, dans la limite de 10 % de votre revenu net imposable de l'année (avec un report possible des trois années précédentes). Si vous êtes à 30 % de TMI, 5 000 € versés vous procurent une économie d'impôt de 1 500 € ; à 41 %, cette économie atteint 2 050 €. L'erreur consiste à ne considérer que cette économie immédiate sans examiner la fiscalité applicable à la sortie : à la retraite, le capital sera imposé à votre TMI de l'époque, et les intérêts au prélèvement forfaitaire. Nous chiffrons donc systématiquement le PER sur le couple « économie aujourd'hui » / « impôt demain » avant de vous proposer un montant de versement.

2. L'assurance-vie, votre enveloppe la plus polyvalente — à condition de la restructurer

L'assurance-vie reste l'enveloppe la plus souple du patrimoine français : disponibilité du capital, fiscalité réduite après huit ans (abattement annuel de 4 600 € sur les gains pour un célibataire, 9 200 € pour un couple), et transmission hors succession dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements faits avant 70 ans. Encore faut-il que le contrat soit bien structuré : frais de gestion sous 0,80 % sur unités de compte, allocation cohérente avec votre horizon (un horizon long ne justifie pas 80 % de fonds en euros), clause bénéficiaire à jour. Lorsque nous Reprenons un contrat ancien, l'amélioration provient, dans la grande majorité des cas, autant de l'allocation que des frais.

3. Le PEA, pour la part actions long terme

Le PEA est une enveloppe complémentaire du PER, non concurrente. Plafond de versement à 150 000 €, fiscalité quasi nulle après cinq ans (hors prélèvements sociaux à 17,2 %), univers d'investissement centré sur les actions européennes. Si vous ne souhaitez pas piloter vous-même, des ETF monde via certains PEA permettent une exposition diversifiée à très faibles frais. Nous activons généralement cette enveloppe pour la part dynamique de l'épargne, en complément de l'assurance-vie.

4. L'immobilier, après avoir chiffré la fiscalité réelle

Résidence principale, locatif nu, locatif meublé (LMNP), SCPI, démembrement : l'immobilier offre des leviers très différents selon votre TMI et votre horizon. L'erreur la plus coûteuse consiste à signer un investissement locatif présenté sur le seul rendement brut, sans avoir chiffré l'imposition foncière à votre TMI marginale (à 41 % de TMI, un bien nu vous coûte plus de la moitié des loyers en impôt et prélèvements sociaux). Avant tout achat, nous reconstruisons le tableau de cash-flow net, sur quinze ans, après impôt et après revente.

5. L'assurance emprunteur, un arbitrage trop souvent négligé

Si vous avez un crédit immobilier signé avant 2022, vous payez probablement entre 0,30 % et 0,40 % du capital initial chaque année à votre banque. Une délégation auprès d'un assureur externe peut diviser ce coût par deux ou trois, à garanties équivalentes — soit, sur un crédit de 300 000 € sur 20 ans, jusqu'à 15 000 € économisés. La loi Lemoine (2022) vous permet désormais de changer à tout moment, sans frais. C'est l'un des premiers points que nous examinons sur un dossier de cadre.

6. La mutuelle complémentaire, sans coût superflu

Votre entreprise vous impose une mutuelle collective, en partie financée par l'employeur. Avant d'ajouter une surcomplémentaire individuelle, nous lisons d'abord les garanties existantes : il est fréquent qu'une mutuelle d'entreprise couvre déjà à 200 ou 300 % la base de remboursement Sécu, ce qui rend une option complémentaire vendue séparément sans intérêt. La bonne approche consiste à auditer le contrat, non à accumuler les couvertures.

Le piège classique : accumuler sans hiérarchiser.

L'erreur que nous corrigeons le plus fréquemment chez les cadres est l'accumulation : un PER ouvert chez la banque, une SCPI souscrite chez le notaire, une assurance-vie ouverte chez l'employeur du conjoint, un dispositif défiscalisant signé dans la précipitation. Chaque produit, pris isolément, peut sembler pertinent. Additionnés sans cohérence d'ensemble, ils génèrent de la complexité, des frais redondants, et parfois des incohérences fiscales. Une stratégie patrimoniale efficace repose sur trois ou quatre enveloppes bien choisies, non sur une quinzaine de contrats que nul ne supervise.

Les questions que vous nous posez le plus souvent

Votre questionNotre lecture
Je verse 200 € par mois sur mon assurance-vie. Faut-il continuer ou tout basculer sur un PER ?Les deux ne servent pas à la même chose. Le PER agit sur votre impôt aujourd'hui, l'assurance-vie reste liquide et transmissible. À 41 % de TMI, il est souvent pertinent d'alimenter le PER jusqu'au plafond annuel utile, puis de continuer à alimenter l'assurance-vie pour conserver la souplesse.
Je veux acheter ma résidence principale. Faut-il vider mon assurance-vie pour l'apport ?Rarement. Conserver une réserve de précaution (trois à six mois de charges) et un coussin liquide hors apport vous protège en cas d'imprévu. Le crédit immobilier reste l'un des rares leviers à taux d'intérêt bas que vous pourrez actionner ; le réduire n'est presque jamais rentable.
Une SCPI, c'est bien ?Cela peut l'être, à condition de comprendre les frais d'entrée (8 à 10 %), un horizon réel de huit à dix ans minimum, et la fiscalité des revenus à votre TMI. Logée dans une assurance-vie, la fiscalité devient plus favorable. Détenue en direct, à 41 %, le rendement net peut être deux fois plus faible que le rendement affiché.
Quand parler transmission ?Avant la cinquantaine. Les versements faits sur l'assurance-vie avant 70 ans bénéficient de l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire ; les donations utilisent l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans. Plus vous commencez tôt, plus vous transmettez dans des conditions favorables.

Comment nous travaillons avec vous

Un premier rendez-vous, en visio ou à Bordeaux, sans engagement. Nous écoutons votre situation, vos contrats existants, vos projets. Si une mission est pertinente, nous vous remettons sous trois semaines un rapport patrimonial chiffré qui compare deux à trois scénarios sur dix à quinze ans : versements PER, allocation de l'assurance-vie, levier immobilier, délégation d'assurance emprunteur. Vous conservez le rapport, quelle que soit votre décision. Si vous donnez suite, nous mettons en place les contrats retenus en architecture ouverte, et nous nous revoyons chaque année pour ajuster.

Notre engagement. Nous ne vous proposons jamais un produit avant d'avoir compris votre situation, lu vos contrats existants, et chiffré l'impact sur votre impôt et votre patrimoine. Le premier rendez-vous est offert et ne vous engage à rien.
Pourquoi nous faire confiance

Un cadre sur deux optimise mal sa feuille de paie patrimoniale.

Nous sommes un cabinet 100 % indépendant. Pas de produits maison, pas de gamme imposée. Nous Reprenons votre PER, votre assurance-vie, votre PEA et votre capacité d'emprunt ensemble — parce que c'est ainsi qu'ils fonctionnent. ORIAS n° 25004202, vérifiable sur orias.fr.

RJ Patrimoine — courtier en assurances et IOBSP, ORIAS n° 25004202. Le cabinet n'est pas conseiller en investissements financiers (non-CIF). Les éléments présentés ne constituent ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement.