Profil · Retraité ou en passe de l'être

Vous avez cessé d'épargner. Reste à déterminer comment employer au mieux ce que vous avez constitué.

Pension qui arrive, capital accumulé sur l'assurance-vie, le PER, le PEA, parfois l'immobilier locatif d'une vie de travail. La vraie question, désormais, n'est plus « comment épargner ? » mais « dans quel ordre vais-je effectuer mes retraits, et que reste-t-il pour les enfants ? ». L'ordre des retraits, le choix capital ou rente, le calendrier des donations : ces décisions modifient significativement votre fiscalité sur dix ans et le patrimoine que vous transmettez. Cette page vous explique comment nous les examinons à vos côtés.

L'ordre comptela séquence dans laquelle vous puisez sur vos enveloppes change votre fiscalité totale sur dix ans
4 600 / 9 200 €l'abattement annuel sur les gains de l'assurance-vie après 8 ans, par foyer
100 000 €l'abattement de donation par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans

Un cas que nous rencontrons régulièrement.

Jean et Hélène, 67 et 65 ans, viennent de prendre leur retraite. Pension cumulée de 4 200 € net par mois, qui couvre l'essentiel de leurs charges courantes mais pas leurs voyages, ni l'aide qu'ils aimeraient apporter à leurs trois enfants. Côté patrimoine : 380 000 € en assurance-vie ouverte en 2008, 95 000 € sur un PER ouvert il y a sept ans, 150 000 € en PEA, deux appartements locatifs hérités. Ils se demandent : faut-il vendre un appartement ? Sortir le PER en capital ou en rente ? Donner maintenant ou plus tard ? Personne ne leur a expliqué dans quel ordre effectuer les retraits.

L'ordre des retraits, dans une situation comme la leur, peut représenter 30 000 à 80 000 € de fiscalité économisée sur dix ans. C'est précisément ce type d'arbitrage que nous chiffrons.

Les leviers que nous activons à vos côtés

1. La séquence des retraits, premier levier d'optimisation

Chaque enveloppe a sa propre fiscalité de sortie. L'assurance-vie après huit ans bénéficie d'un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les gains rachetés ; au-delà, les intérêts sont taxés à 7,5 % (sur les versements antérieurs à 2017 ou sous le plafond de 150 000 €) ou 12,8 %. Le PER en sortie capital fait apparaître les versements déduits dans le revenu imposable de l'année et taxe les intérêts au PFU 30 %. Le PEA, après cinq ans, ne supporte que les prélèvements sociaux à 17,2 %. Choisir la bonne séquence — typiquement assurance-vie d'abord à hauteur de l'abattement, puis PER fractionné sur plusieurs années pour lisser la TMI, PEA en réserve — permet de maximiser le revenu net sur dix ans.

2. La sortie du PER : capital, fractionné, ou rente ?

Trois modes de sortie du PER existent. La sortie en capital fait entrer la totalité des versements dans votre revenu de l'année — une décision généralement défavorable car elle vous place dans une TMI élevée. La sortie en capital fractionné sur plusieurs années est dans la majorité des cas la plus efficace fiscalement : vous lissez la TMI, vous conservez la souplesse, vous transmettez ce qui n'est pas consommé. La rente viagère reste pertinente si vous souhaitez un revenu garanti à vie pour vous prémunir du risque de longévité, mais elle est imposée à votre TMI sur 60 à 70 % de son montant, et elle s'éteint au décès. Nous chiffrons les trois options sur quinze ans avant de trancher.

3. Les retraits programmés sur l'assurance-vie

Plutôt qu'un rachat ponctuel, les retraits programmés (mensuels ou trimestriels) permettent de produire un revenu régulier à partir de votre assurance-vie, en utilisant chaque année l'abattement de 4 600 / 9 200 €. Sur un contrat bien alloué et bien chargé, c'est l'un des outils les plus efficaces pour compléter la pension sans frottement fiscal majeur. La part non rachetée continue à se valoriser et à se transmettre dans des conditions privilégiées.

4. La transmission : donations, démembrement, clause bénéficiaire

L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans, est l'un des outils les plus puissants — et les moins utilisés à temps. Pour un couple avec trois enfants, donner à 65 ans permet de transmettre 600 000 € sans droit, et de recommencer à 80 ans. Le démembrement de propriété (donner la nue-propriété, garder l'usufruit) permet de transmettre un actif tout en conservant les revenus et l'usage. La clause bénéficiaire de votre assurance-vie, souvent rédigée à la souscription et jamais relue, mérite un examen annuel : elle peut faire entrer ou sortir un bénéficiaire d'un abattement de 152 500 €. Nous Reprenons systématiquement ces trois leviers à la retraite.

5. La réorganisation immobilière

Vos appartements locatifs étaient pertinents lorsque vous étiez actif et fortement imposé. À la retraite, votre TMI baisse, mais les revenus fonciers continuent de s'ajouter à la pension et peuvent vous maintenir dans une tranche élevée. Selon votre âge, vos travaux à venir, l'état du bien et l'IFI éventuel, conserver, vendre, démembrer ou transmettre n'a pas la même conséquence. Nous chiffrons l'option de vente (avec le réinvestissement en assurance-vie ou SCPI), et nous comparons à la conservation après travaux.

6. La mutuelle senior, calibrée sur les vrais besoins

Si vous étiez salarié, votre mutuelle d'entreprise s'arrête à la cessation d'activité, parfois avec un dispositif de prolongation (loi Évin) à des tarifs majorés. Une mutuelle senior bien choisie privilégie les postes qui comptent vraiment après 65 ans : hospitalisation (chambre individuelle, dépassements d'honoraires), audition, optique progressive, dentaire prothétique. Nous comparons en architecture ouverte, sans prendre la première offre du courtier traditionnel.

Le piège classique : raisonner sur le rendement, pas sur le revenu net.

Beaucoup de retraités regardent leurs placements comme un actif : rendement affiché, performance annuelle. Mais à la retraite, ce qui importe, c'est le revenu net après fiscalité que produit chaque euro investi, et l'effet sur l'IFI et les droits de succession à venir. Une SCPI à 4,5 % brut peut ne rapporter que 2,2 % net une fois la TMI à 30 % appliquée — moins qu'un fonds en euros sans risque. Nous travaillons toujours en revenu net après impôt, non en rendement brut.

Vos questions, nos réponses

Votre questionNotre lecture
Capital ou rente sur mon PER ?Capital fractionné sur 5 à 10 ans dans la grande majorité des cas. La rente n'a vraiment de sens que si vous craignez de vivre « trop longtemps » financièrement et que vous valorisez la sécurité du revenu garanti à vie au prix d'une fiscalité plus lourde et de l'absence de transmission.
Faut-il vendre l'immobilier locatif ?Pas par principe. À chiffrer : revenu net après TMI et prélèvements sociaux, plus-value imminente, IFI, travaux à venir, état locatif. Si le rendement net descend sous 2 %, la vente avec réinvestissement en SCPI dans une assurance-vie devient souvent l'option la plus favorable.
Quand commencer à donner ?Dès que vos revenus tiennent confortablement sur quinze à vingt ans sans toucher au capital concerné. L'abattement de 100 000 € par enfant se renouvelle tous les quinze ans : commencer à 65 ans permet une seconde donation à 80 ans, soit 200 000 € par enfant transmis sans droit.
Quelle réserve liquide garder ?Douze à vingt-quatre mois de charges courantes en disponibilité immédiate (livrets, fonds en euros). De quoi absorber une dépense imprévue (santé, aide à un enfant, travaux) sans avoir à mobiliser un placement de long terme à un moment défavorable.

Comment nous travaillons avec vous

Premier rendez-vous, en visio, sans engagement. Nous vous demandons vos contrats actuels (assurance-vie, PER, PEA, comptes-titres), vos pensions, vos biens immobiliers et l'état de la transmission déjà engagée. Sous trois à quatre semaines, vous recevez un plan de revenus chiffré sur quinze ans, qui propose une séquence de retraits, un calendrier de donations et un schéma de transmission. Vous conservez le rapport quelle que soit votre décision. Si vous donnez suite, nous coordonnons avec votre notaire pour la transmission, et nous vous suivons chaque année pour ajuster.

Notre engagement. Aucune préconisation avant d'avoir lu vos contrats existants et chiffré l'effet de chaque arbitrage sur votre revenu net et sur la transmission. Le premier rendez-vous est offert.
Pourquoi nous faire confiance

Votre retraite n'est pas un produit, c'est une chronologie.

Cabinet indépendant, nous construisons avec vous l'enchaînement des décisions qui maximisent vos revenus nets à la retraite, sans conflit d'intérêts. Chaque chiffrage est documenté, chaque recommandation est expliquée. ORIAS n° 25004202, vérifiable sur orias.fr.

RJ Patrimoine — courtier en assurances et IOBSP, ORIAS n° 25004202. Le cabinet n'est pas conseiller en investissements financiers (non-CIF). Les éléments présentés ne constituent ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement.